Tuesday, February 28, 2017

IS IT RAINING OR IS HE CRYING? (PLEUVOIR vs. PLEURER)






The verb PLEUVOIR (to rain) exists only in the 3rd person singular. "Il" is translated as "it", not "he".

il pleut (it rains, it is raining)
il pleuvait (it was raining)
il a plu (it rained)
il pleuvra (it will rain)


The above forms are often confused with the similar forms of the verb PLEURER (to cry). For these, "il" is translated as "he".

il pleure (he cries, he is crying)
il pleurait (he was crying)
il a pleuré (he cried)
il pleurera (he will cry)


Compare:

Il pleut. Le petit garçon pleure dans sa chambre. Pourquoi pleure-t-il ? Il pleure parce qu'il pleut.
(It's raining. The small boy is crying in his room. Why is he crying? He is crying because it's raining.)

Il pleuvait. Le petit garçon pleurait dans sa chambre. Pourquoi pleurait-il ? Il pleurait parce qu'il pleuvait.
(It was raining. The small boy was crying in his room. Why was he crying? He was crying because it was raining.)

Il a plu ce matin. Le petit garçon a pleuré dans sa chambre toute la matinée. Pourquoi a-t-il pleuré ? Il a pleuré parce qu'il a plu.
(It rained this morning. The small boy cried in his room all morning. Why did he cry? He cried because it rained.)

Il pleuvra demain. Le petit garçon pleurera dans sa chambre. Pourquoi pleurera-t-il ? Il pleurera parce qu'il pleuvra.
(It will rain tomorrow. The small boy will cry in his room. Why will he cry? He will cry because it will rain.)


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Tuesday, February 21, 2017

TO RETURN (RENTRER, REVENIR, RETOURNER, RENDRE, RAPPORTER)







There are many French verbs that can be translated as "to return", which people often find confusing. But each is used to describe a different situation:


1. Three French verbs are used to describe the movement from one place to another: RENTRER, RETOURNER, and REVENIR.

RENTRER generally means to come home.

Je suis rentrée à six heures. 
(I came home at 6.)

RETOURNER means to go back to a place where you were before. You usually return for a short period of time.

J'ai dû retourner au travail parce que j'y avais oublié mon téléphone.
(I had to go back to work because I had forgotten my phone there.)

REVENIR means to come back to the same place where you were at the time of speaking.

J'ai dit à mon mari : « Je reviens aussi vite que possible. »
(I said to my husband: "I will be back as soon as possible.")


2. When you return something that you borrowed, use the verb RENDRE.

Je lui ai rendu le magazine qu'elle m'avait prêté.
(I returned to her a magazine that she had lent me.)


3. When you return something to a store, use the verb RAPPORTER.

J'ai dû rapporter la chemise aux fleurs au magasin. 
(I had to return the blouse with the flower print to the store.)


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Tuesday, February 14, 2017

ALFRED DE MUSSET







Alfred de Musset (1810-1857) était un écrivain français de la période du romantisme. Bien qu'il ait écrit plusieurs romans et pièces de théâtre, il reste surtout connu par sa poésie romantique, pleine de tristesse, de douleur, de souffrance et de déception.

Comme tout le monde il ne cherchait qu'à être aimé, mais toutes ses liaisons, notamment celle avec George Sand, ont mal fini.

Mon poème préféré de Musset, c'est "La nuit de décembre". Dans ce poème, un être qui ressemble à l'auteur apparaît devant lui dans de différentes étapes de sa vie quand il est le plus malheureux. Cette apparition le suit, le guide et le console. À mon avis, ce "double" représente la personnification de la solitude de Musset qui se sent abandonné et rejeté par tous. 

Puisque le poème est assez long, je ne vais que lire la dernière strophe. 



Le ciel m’a confié ton cœur.
Quand tu seras dans la douleur,
Viens à moi sans inquiétude.
Je te suivrai sur le chemin ;
Mais je ne puis toucher ta main,

Ami, je suis la Solitude.



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LA NUIT DE DÉCEMBRE.


le poète.


Du temps que j’étais écolier,
Je restais un soir à veiller
Dans notre salle solitaire.
Devant ma table vint s’asseoir
Un pauvre enfant vêtu de noir,
Qui me ressemblait comme un frère.

Son visage était triste et beau :
À la lueur de mon flambeau,
Dans mon livre ouvert il vint lire.
Il pencha son front sur sa main,
Et resta jusqu’au lendemain,
Pensif, avec un doux sourire.

Comme j’allais avoir quinze ans,
Je marchais un jour, à pas lents,
Dans un bois, sur une bruyère.

Au pied d’un arbre vint s’asseoir
Un jeune homme vêtu de noir,
Qui me ressemblait comme un frère.

Je lui demandai mon chemin ;
Il tenait un luth d’une main,
De l’autre un bouquet d’églantine.
Il me fit un salut d’ami,
Et, se détournant à demi,
Me montra du doigt la colline.

À l’âge où l’on croit à l’amour,
J’étais seul dans ma chambre un jour,
Pleurant ma première misère.
Au coin de mon feu vint s’asseoir
Un étranger vêtu de noir,
Qui me ressemblait comme un frère.

Il était morne et soucieux ;
D’une main il montrait les cieux,
Et de l’autre il tenait un glaive.
De ma peine il semblait souffrir,
Mais il ne poussa qu’un soupir,
Et s’évanouit comme un rêve.

À l’âge où l’on est libertin,
Pour boire un toast en un festin,
Un jour je soulevai mon verre.
En face de moi vint s’asseoir
Un convive vêtu de noir,
Qui me ressemblait comme un frère.

Il secouait sous son manteau
Un haillon de pourpre en lambeau.
Sur sa tête un myrte stérile,

Son bras maigre cherchait le mien,
Et mon verre, en touchant le sien,
Se brisa dans ma main débile.

Un an après, il était nuit,
J’étais à genoux près du lit
Où venait de mourir mon père.
Au chevet du lit vint s’asseoir
Un orphelin vêtu de noir,
Qui me ressemblait comme un frère.

Ses yeux étaient noyés de pleurs ;
Comme les anges de douleurs,
Il était couronné d’épine ;
Son luth à terre était gisant,
Sa pourpre de couleur de sang,
Et son glaive dans sa poitrine.

Je m’en suis si bien souvenu,
Que je l’ai toujours reconnu
À tous les instants de ma vie.
C’est une étrange vision,
Et cependant, ange ou démon,
J’ai vu partout cette ombre amie.

Lorsque plus tard, las de souffrir,
Pour renaître ou pour en finir,
J’ai voulu m’exiler de France ;
Lorsqu’impatient de marcher,
J’ai voulu partir, et chercher
Les vestiges d’une espérance ;

À Pise, au pied de l’Apennin ;
À Cologne, en face du Rhin ;
À Nice, au penchant des vallées ;

À Florence, au fond des palais ;
À Brigues, dans les vieux chalets ;
Au sein des Alpes désolées ;

À Gênes, sous les citronniers ;
À Vevay, sous les verts pommiers ;
Au Havre, devant l’Atlantique ;
À Venise, à l’affreux Lido,
Où vient sur l’herbe d’un tombeau
Mourir la pâle Adriatique ;

Partout où, sous ces vastes cieux,
J’ai lassé mon cœur et mes yeux,
Saignant d’une éternelle plaie ;
Partout où le boîteux Ennui,
Traînant ma fatigue après lui,
M’a promené sur une claie ;

Partout où, sans cesse altéré
De la soif d’un monde ignoré,
J’ai suivi l’ombre de mes songes ;
Partout où, sans avoir vécu,
J’ai revu ce que j’avais vu,
La face humaine et ses mensonges ;

Partout où, le long des chemins,
J’ai posé mon front dans mes mains,
Et sangloté comme une femme ;
Partout où j’ai, comme un mouton
Qui laisse sa laine au buisson,
Senti se dénuder mon âme ;

Partout où j’ai voulu dormir,
Partout où j’ai voulu mourir,
Partout où j’ai touché la terre,

Sur ma route est venu s’asseoir
Un malheureux vêtu de noir,
Qui me ressemblait comme un frère.

Qui donc es-tu, toi que dans cette vie
Je vois toujours sur mon chemin ?
Je ne puis croire, à ta mélancolie,
Que tu sois mon mauvais Destin.
Ton doux sourire a trop de patience,
Tes larmes ont trop de pitié.
En te voyant, j’aime la Providence.
Ta douleur même est sœur de ma souffrance ;
Elle ressemble à l’Amitié.

Qui donc es-tu ? ─ Tu n’es pas mon bon ange ;
Jamais tu ne viens m’avertir.
Tu vois mes maux (c’est une chose étrange !)
Et tu me regardes souffrir.
Depuis vingt ans tu marches dans ma voie,
Et je ne saurais t’appeler.
Qui donc es-tu, si c’est Dieu qui t’envoie ?
Tu me souris sans partager ma joie,
Tu me plains sans me consoler !

Ce soir encor je t’ai vu m’apparaître.
C’était par une triste nuit.
L’aile des vents battait à ma fenêtre ;
J’étais seul, courbé sur mon lit.
J’y regardais une place chérie,
Tiède encor d’un baiser brûlant ;
Et je songeais comme la femme oublie,
Et je sentais un lambeau de ma vie,
Qui se déchirait lentement.

Je rassemblais des lettres de la veille,
Des cheveux, des débris d’amour.

Tout ce passé me criait à l’oreille
Ses éternels serments d’un jour.
Je contemplais ces reliques sacrées,
Qui me faisaient trembler la main :
Larmes du cœur par le cœur dévorées,
Et que les yeux qui les avaient pleurées
Ne reconnaîtront plus demain !

J’enveloppais dans un morceau de bure
Ces ruines des jours heureux.
Je me disais qu’ici-bas ce qui dure,
C’est une mèche de cheveux.
Comme un plongeur dans une mer profonde,
Je me perdais dans tant d’oubli.
De tous côtés j’y retournais la sonde,
Et je pleurais seul, loin des yeux du monde,
Mon pauvre amour enseveli.

J’allais poser le sceau de cire noire
Sur ce fragile et cher trésor.
J’allais le rendre, et, n’y pouvant pas croire,
En pleurant j’en doutais encor.
Ah ! faible femme, orgueilleuse insensée,
Malgré toi tu t’en souviendras !
Pourquoi, grand Dieu ! mentir à sa pensée ?
Pourquoi ces pleurs, cette gorge oppressée,
Ces sanglots, si tu n’aimais pas ?

Oui, tu languis, tu souffres et tu pleures ;
Mais ta chimère est entre nous.
Eh bien, adieu ! Vous compterez les heures
Qui me sépareront de vous.
Partez, partez, et dans ce cœur de glace
Emportez l’orgueil satisfait.
Je sens encor le mien jeune et vivace,

Et bien des maux pourront y trouver place
Sur le mal que vous m’avez fait.

Partez, partez ! la Nature immortelle
N’a pas tout voulu vous donner.
Ah ! pauvre enfant, qui voulez être belle,
Et ne savez pas pardonner !
Allez, allez, suivez la destinée ;
Qui vous perd n’a pas tout perdu.
Jetez au vent notre amour consumée ; —
Éternel Dieu ! toi que j’ai tant aimée,
Si tu pars, pourquoi m’aimes-tu ?

Mais tout à coup j’ai vu dans la nuit sombre
Une forme glisser sans bruit.
Sur mon rideau j’ai vu passer une ombre ;
Elle vient s’asseoir sur mon lit.
Qui donc es-tu, morne et pâle visage,
Sombre portrait vêtu de noir ?
Que me veux-tu, triste oiseau de passage ?
Est-ce un vain rêve ? est-ce ma propre image
Que j’aperçois dans ce miroir ?

Qui donc es-tu, spectre de ma jeunesse,
Pèlerin que rien n’a lassé ?
Dis-moi pourquoi je te trouve sans cesse
Assis dans l’ombre où j’ai passé.
Qui donc es-tu, visiteur solitaire,
Hôte assidu de mes douleurs ?
Qu’as-tu donc fait pour me suivre sur terre ?
Qui donc es-tu, qui donc es-tu, mon frère,
Qui n’apparais qu’au jour des pleurs ?


la vision.

— Ami, notre père est le tien.
Je ne suis ni l’ange gardien,
Ni le mauvais destin des hommes.
Ceux que j’aime, je ne sais pas
De quel côté s’en vont leurs pas
Sur ce peu de fange où nous sommes.

Je ne suis ni dieu ni démon,
Et tu m’as nommé par mon nom
Quand tu m’as appelé ton frère ;
Où tu vas, j’y serai toujours,
Jusques au dernier de tes jours,
Où j’irai m’asseoir sur ta pierre.

Le ciel m’a confié ton cœur.
Quand tu seras dans la douleur,
Viens à moi sans inquiétude.
Je te suivrai sur le chemin ;
Mais je ne puis toucher ta main,
Ami, je suis la Solitude.

Tuesday, February 7, 2017

AMENER and EMMENER






The verbs AMENER and EMMENER are used with people and animals (living things) when we talk about taking them somewhere.

1. AMENER (to bring someone somewhere and leave them there, to arrive with someone somewhere

You are emphasizing that you are bringing a person or an animal to a location. 

Imagine a location somewhere (e.g. school). When you go to that location with a person or an animal, use the verb AMENER to indicate that you are bringing them there.



Maman nous a amenés à l'école, puis elle est allée au travail.
(Mom brought us to school, then she went to work.)

J'amènerai mon amie Lisa à ta fête, si tu es d'accord.
(I'll bring my friend Lisa to your party if you agree.)


2. EMMENER (to take someone with you)

You are emphasizing that you are taking a person or an animal along with you (from wherever you are).


Imagine that you are at a location (e.g. home). When you leave, use the verb EMMENER to indicate that a person or an animal is coming along with you from that location.


Notre baby-sitter était malade, donc j'ai dû emmener mon bébé au travail.
(Our baby-sitter was ill, so I had to take my baby with me to work.)

Nous emmenons toujours notre chien en vacances.
(We always take our dog on vacation.)

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